À l’occasion de la parution de la revue Insert nº5 en septembre 2026, cinq temps forts de lancement sont organisés dans des structures partenaires de Normandie. Ces rendez-vous avec des artistes et auteur·ices ayant contribué au numéro sont l’opportunité de découvrir leurs pratiques et domaines de recherche de manière plus approfondie et incarnée.
Vendredi 25 septembre, 18h30
à l’Église Saint-Nicolas de Caen
Performance musicale de François Dufeil et Charles Dubois
En écho avec sa proposition visuelle dans les pages de la revue, l’artiste François Dufeil proposera une performance musicale : pendant une vingtaine de minutes, plusieurs de ses sculptures-outils seront activées en collaboration avec le percussionniste Charles Dubois, dans le cadre exceptionnel du chœur de l’église Saint-Nicolas. La performance sera suivie d’un apéritif partagé pour prolonger les discussions et feuilleter la revue autour d’un verre de cidre et de bonnes choses à grignoter !
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François Dufeil est artiste plasticien, sculpteur et cofondateur du collectif Le Wonder. Dans sa pratique, il développe la notion de sculptures-outils : des sculptures fonctionnelles activées par différentes sources d’énergie comme le vent, le soleil, l’eau, les bactéries et le feu. Il invite également des artistes (musicien·nes, peintres, céramistes ou encore cuisinier·ères) à s’emparer de ses dispositifs pour les intégrer dans leur propre pratique à l’occasion de performances publiques.
Entrée libre et gratuite
Jeudi 8 octobre, 18h30
à la Maison des Arts Agnès-Varda, Grand Quevilly
Rencontre-discussion avec l’artiste Laurie Noyelle
suivie d’un apéritif partagé
Artiste pluridisciplinaire explorant le dessin, la céramique, la peinture et l’auto-édition, Laurie Noyelle se distingue par la tenue quotidienne de son Journal de forêts : la répétition depuis dix ans d’une carte postale à travers différentes techniques. À cette pratique obsessionnelle et expérimentale s’ajoute la narration au long cours du récit de l’oiseau Saturne, alter ego évoluant au cœur d’une cosmogonie personnelle. Depuis dix ans, l’impérieuse nécessité de répondre à l’appel des hivers du Grand Nord a conduit l’artiste dans les forêts de Suède, les archipels du nord de la Norvège et la baie de Disko au Groenland. Dans ces paysages à la présence active, elle puise la matière brute de ses récits. Pour Insert, Laurie Noyelle approche le processus de transformation à l’aune d’expériences personnelles mêlées aux symboliques de l’astrologie et du tarot.
Mercredi 14 octobre, 18h30 (date à confirmer)
Lieu à confirmer
Rencontre-discussion avec l’artiste Alexiane Trapp
suivie d’un apéritif partagé
Artiste et autrice, Alexiane Trapp s’intéresse à construire de nouveaux récits à partir de souvenirs personnels, de mémoire collective, d’archives, de témoignages, de mythes, de figures littéraires ou de personnages de la culture populaire. Par la performance, la vidéo ou l’installation, ses narrations, activations et mises en récit entre le passé et le présent lui permettent d’interroger ce qui reste et ce qui disparaît au cœur de différents contextes politiques et historiques.
Mercredi 4 novembre, 18h30
à 2angles, Flers
Rencontre-discussion avec l’artiste Charlotte Willaume
suivie d’un apéritif partagé
Charlotte Willaume est diplômée des Beaux-Arts de Caen (ésam), où elle obtient en 2022 un master en Design Édition. Installée à Paris, elle travaille depuis près de trois ans au sein du studio Les Graphiquants. En parallèle, elle développe sa pratique de l’iconographie, ayant notamment œuvré au sein de la revue Tools Magazine. Elle concentre aujourd’hui ses recherches sur la publication de son premier recueil d’images, où elle continuera de mettre en regard images muséales et images pauvres.
Mercredi 13 novembre, 15h30
à la Médiathèque Rolland-Plaisance d’Évreux, en partenariat avec la Maison des Arts Solange-Baudoux, Évreux
Rencontre-discussion avec l’artiste Louise Gügi
“Dans le travail de Louise Gügi, (…) les surfaces textiles deviennent tour à tour des peaux extensibles, des cocons protecteurs, des architectures vivantes, des larves douées d’un pouvoir de transformation infini. L’artiste propose un monde fluide, où les identités ne sont pas immuables mais poreuses et se refusent aux assignations qui enferment et hiérarchisent. (…) Face aux injonctions à la stabilité et à la lisibilité, Louise Gügi nous invite à devenir larves, des êtres mous, vulnérables et encore indéterminés. Il ne s’agit pas de disparaître, mais de devenir difficile à saisir.” - Thomas Maestro, “S’invertébrer”, Insert nº6, p.67